« Harry Potter and the Cursed Child » (fantastique)

J.K. Rowling, John Tiffany & Jack Thorne / Pièce de théâtreharry_potter_and_the_cursed_child_special_rehearsal_edition_book_cover

Harry Potter, le huitième. Celui que l’on n’attendait plus.

En co-lecture avec Estelle, auteure en devenir belge expatriée à Londres (cliquez ici pour découvrir son blog).

Quatrième de couverture :

« Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.

Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. »

Pour être honnête, je n’aurais pas voté en faveur d’un huitième tome. Je reconnais être une fan inconditionnelle, et lire la dernière ligne du dernier (avant-dernier à présent) roman m’a brisé le cœur. Mais lorsqu’une histoire est terminée, mieux vaut ne pas essayer de la ressusciter. Je ne suis d’ailleurs pas une adepte des suites au cinéma.

J’accueille tout de même ce huitième opus avec grand sourire grâce à sa note d’originalité : le script d’une pièce de théâtre. Surprenant et savoureux.

Avant ma lecture, je m’étais bien évidemment demandé quel nœud J.K. Rowling (et ses deux acolytes) allait essayer de démêler, quelle intrigue elle allait pouvoir exploiter. Même avec le titre, je n’ai pas su le deviner, et je suis contente qu’elle n’ait pas choisi la piste la plus évidente (prétendre que Voldemort était en fait encore de ce monde), ce qui aurait représenté une grosse déception.

Ce qui m’a le plus frappée, c’est d’avoir eu l’impression de feuilleter un film. Je ne lisais que rarement des pièces de théâtre, et c’était une découverte captivante. Le texte est très visuel, et c’est intrigant d’imaginer la manière dont tous ces effets ont été mis en scène.

Par contre, malgré moi, j’ai visualisé les mêmes bouilles d’enfants que celles vues à la télé, et non des visages d’adultes. Difficile de se défaire des habitudes.

Ecrire cette huitième histoire en restant fidèle aux romans précédents était un exercice périlleux pour J.K. Rowling, les voyages dans le temps nous replongeant dangereusement dans les évènements du passé. Pour moi, l’exercice est réussi, même si imparfait. Je pense qu’il ne faut pas passer son temps à décortiquer tous les éléments pour trouver des incohérences, ce n’est pas le but. En tant que fan, se laisser simplement emporter dans l’histoire nous promet de passer un bon moment.

Il ne faut pas oublier que cette pièce a été co-écrite par trois personnes, et l’une de mes craintes était que le monde de Harry Potter soit « dénaturé », que l’on sente une patte extérieure. Le pari est quasi réussi. Selon moi, seules les (deux) scènes avec Dumbledore nous présentent un personnage qui n’est pas homogène avec celui que l’on connaît. Néanmoins, la pièce se lit d’une traite. C’est très agréable de retrouver des anciens protagonistes, voire d’apprendre encore mieux à les connaître.

Cette histoire contient quelques scènes très fortes en émotions, dont l’une très éprouvante pour Harry, peut-être encore pire que tout ce qu’il a déjà vécu (si c’est possible). Cette scène est écrite avec beaucoup de talent. Le livre aborde également, en surface, des thématiques plus terre-à-terre : l’éducation des enfants, les relations parents-enfants, le poids des enfants sur la relation des parents, l’amitié, l’adolescence ingrate, le comportement des enfants entre eux, le poids de l’héritage.

Mon bémol : Je n’ai pas eu l’impression que Harry avait gagné en maturité, ni évolué vers un Harry adulte. Dans sa manière de penser et d’agir, j’ai retrouvé le Harry adolescent, parfois (très) agaçant, qui devient ici presqu’un anti-héros. L’évolution la plus marquée est sûrement celle de Draco Malefoy, pour qui j’ai étonnament un coup de cœur.

Ma question : Harry n’était-il pas censé devenir Auror et travailler sur le terrain ? J’ai eu du mal à l’imaginer derrière un bureau.

Mise en garde : L’intrigue n’est pas centrée sur le personnage de Harry, ce qui est un peu déroutant au début. Avec un goût de trop peu quant à (i) notre retour dans le monde de Poudlard que l’on effleure à peine et (ii) plus de détails, de moments avec la famille de Harry, d’Hermione et de Ron. Ce support permet nettement moins d’approfondir qu’un roman. Mais écrire et mettre en scène une pièce sur la « next generation » était une idée originale.

Morceau choisi : « And it’s like lightning passes through Harry’s body. He’s sent to the floor, a pure mess of grief. And a noise like a shrunken scream descends and ascends around us. And we just watch. And slowly what was there is no longer there. »

Prochaine étape : aller voir la pièce !


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